Message des Hommes Vrais

Lecture du soir : Bonsoir !

Bonjour mes petits bourgeons !

Aujourd’hui, j’avais très envie de vous parler d’un certain livre… Message des Hommes Vrais au Monde Mutant de Marlo Morgan !

Car il a su m’emplir de tant de bien être et de bienveillance… Ce livre a le don d’ancrer la confiance et la plénitude dans mon cœur. Je désire réellement partager avec un petit peu de ce bien être.

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Dans cet ouvrage, l’auteure américaine nous dévoile les 120 (à peu près hein…) jours extraordinaires qu’elle a vécu avec une tribu d’aborigènes, se faisant appeler le Vrai Peuple et qui vit dans l’immense désert Australien, ne se souciant que des autres et de l’environnement.

Après avoir passé un rituel de purification qui consistait à brûler tous ses biens personnels, à lui fouetter la face avant et arrière du corps avec une sorte d’aile de faucon noir et à la vêtir d’un vêtement qu’elle qualifia de “chiffon incolore”, elle fut mise à l’épreuve par diverses méthodes afin de savoir si elle était digne de transmettre le message des Hommes Vrais au monde Mutant.

Grâce à ce qu’elle considérait comme le fruit du hasard, car ces épreuves consistait à bénir un fruit ou choisir une pierre parmi tant d’autres identiques, elle fut acceptée au sein de la tribu et on lui annonça qu’elle devrait arpenter le désert Australien avec eux durant 3 lunes (3 mois environ). Elle protesta tandis qu’ils entamaient leur marche, car comme chacun d’entre nous elle avait des responsabilités, un loyer à payer, un travail, une famille qui s’inquièterait. Cependant, bien que les clefs étaient encore sur le contact du véhicule qui l’avait menée jusqu’ici, elle ne savait pas par où ils étaient arrivés, son hôtel se trouvait à plusieurs heures de route de là, et aucun chemin ne se dessinait dans le sable qui les entourait. Elle finit par se résigner et pensa “Eh bien soit, mon Dieu, je m’incline. Je sais que vous avez un sens de l’humour bien particulier, mais là, je n’y comprends rien !”.

 



Pour la suite, j’ai regroupé mes notes par thème, pour tenter de vous faire un petit résumé des connaissances, des expériences mais aussi des leçons de vie qui sont rapportées dans cet ouvrage.

 

MÉDECINE

Le premier jour, ils marchèrent pendant plusieurs heures sur du Spinifex, surnommé Herbe Porc-épic et les pieds de Marlo en souffraient car elle n’avait pas la cale de ses compagnons de route, la tribu lui demanda de fixer son attention ailleurs (phrase qu’elle même disait à ses patients, car elle était médecin), le temps de s’arrêter pour la nuit et la soigner. Lorsque le groupe s’arrêta enfin, Femme-Guérisseuse vint à elle et lui massa les pieds avec des huiles de plantes, tout en chantant. Le seul aborigène qui parlait l’anglais lui dit que la femme “présentait ses excuses à ses pieds, leur disait à quel point elle et toute la tribu les appréciaient et leur demandaient de guérir et d’être forts”. Il lui appris que Femme-Guérisseuse émettait des sons spéciaux en chantant qui guérissent les coupures et drainent les liquides des enflures. Les sensations de brûlures et de piqûres s’apaisèrent, et Marlo put reprendre simplement sa marche le lendemain.

De même, lorsque l’un des leur tomba dans un petit canyon, ce qui lui causa de multiples fractures à la jambe, Homme-Docteur et Femme-Guérisseuse s’occupèrent de lui. L’homme positionnait ses mains autour de la jambe fracturée, sans la toucher, et les faisaient monter et redescendre le long du tibia, dans le but de recomposer la forme de la jambe saine et d’éviter l’œdème pendant la phase de guérison. Les deux soigneurs sollicitaient la mémoire de l’os, lui rappelaient sa vraie nature d’os sain. Ils “envoyaient au corps des pensées de perfection. Il se passait autant de chose dans leur tête et dans leur cœur que dans leur mains. Le blessé était ouvert et réceptif, il croyait en une guérison immédiate et complète.”

Le lendemain il marcha normalement auprès des siens et 5 jours plus tard son pansement tomba, laissant place à une fine cicatrice.

 

EAU ET NOURRITURE

Chaque jour le groupe avançait dans le désert avec cette confiance en l’Univers qu’il leur apporterait de quoi subvenir à leurs besoins, au cours de la journée. Ainsi ils ne mangeaient jamais à heures fixes, mais lorsque la nourriture se présentait.

En ce sens, chaque matin ils effectuent un rituel, pendant lequel ils chantent, ils remercient l’Univers pour la journée, pour eux même, pour leur amis et pour le monde. ils remercient les animaux et les plantes de se trouver sur leur chemin au moment opportun, pour se nourrir, se soigner se reposer. “L’apparition de la nourriture n’allait pas de soi. On commençait par la demander, on s’attendait à ce qu’elle se manifeste et elle se manifestait, mais on l’accueillait toujours avec gratitude et une sincère reconnaissance”.

Cependant, l’Univers n’est y pas pour tout dans leur survie, ils ont une grande connaissance de leur territoire. Ils savent par exemple trouver de l’eau là où n’existe aucune trace d’humidité. Ils peuvent entendre l’eau couler en collant leur oreille sur le sol, et ils enfoncent de longs roseaux creux dans le sable, aspirent et et amorcent ainsi une mini fontaine. Ils devinent aussi sa présence en observant les brumes de chaleur et la sente dans la brise.

Ils respectaient tous les autres êtres vivant sur terre, aussi, ils ne dérangent pas les animaux lorsque ceux ci sont en train de s’abreuver, mais boivent à la même source dans le silence et le respect du droit commun à l’eau que produit la terre. De même qu’ils n’arrachent pas toute une plate bande de plantes comestibles, mais en laisse suffisamment pour de nouvelles pousses.

D’ailleurs, ils savent quand les récolter grâce à leur don de sourcier, qui est inné en chacun de nous mais inhibé depuis notre enfance et que l’on peut réapprendre. La méthode consiste en la demande à la plante même si elle est prête à “être honorée pour la finalité de son existence”, de passer la main au dessus et de ressentir les choses (chaleur, picotement…).

Ce peuple était végétarien à l’origine, mais il se nourrissait parfois d’œufs ou de poissons lorsqu’ils se présentaient, toutefois il n’apprécie guère de “manger des choses pourvues de visage”. Cependant la consommation de viande lui est devenu nécessaire lorsqu’ils ont été chassés des terres côtières, plus abondantes et nourricières que les terres centrales, désertiques.

 

DE L’ENFANT A L’ÉVOLUTION PERSONNELLE

Les plantes sont leur nourritures mais aussi leurs remèdes, il se servent même d’une plante comme contraceptif, car pour eux “les nouvelles vies doivent être bienvenues, aimées, prévues et souhaitées”. Et pour chaque naissance, comme pour chaque décès d’ailleurs, ils prennent chacun leur tour l’être dans leurs bras et lui déclarent “Nous t’aimons et nous t’aiderons pendant le voyage

A la naissance, l’enfant reçoit un nom, mais, lorsqu’il grandit, ce nom peut se révéler inadapté et chacun peut se choisir une référence mieux appropriée. Un nom peut changer plusieurs fois dans le cours d’une existence, car la sagesse d’un individu, ses buts se précisent et se clarifient avec le temps. Dans notre groupe nous avions entre autres Conteuse-d’histoire, Maître de couture et Grande Musique”. Marlo, ils l’appelèrent Mutante.

Ils ne célèbre pas l’âge, l’anniversaire, car il n’y aucun effort à fournir pour avoir un an de plus, ils célèbrent le fait de devenir meilleur, sa contribution à la communauté, à la vie, son talent, ses progrès spirituels, et comme chacun est seul à pouvoir juger de ses progrès c’est lui qui fait part aux autres que c’est le moment de festoyer.

Très tôt ils apprennent le détachements aux choses matérielles ainsi, deux enfants, l’un joue avec un objet et l’autre veut son jouet : s’il tente de s’emparer du jouet toute la tribu se tourne alors aussitôt vers lui, il apprend ainsi que son intention est connue de tous et jugée inacceptable. Mais l’autre enfant doit lui apprendre à partager et s’exercer au non attachement des objets. “Ayant déjà expérimenté le plaisir et enregistré le souvenir du plaisir éprouvé, cet enfant comprend que ce qu’il désire est l’émotion du plaisir procuré par le jouet et non le jouet lui même”.

Par leur conception du jeu, ils apprennent ce qu’est un projet collectif, d’entraide et non compétitif. Quand Marlo leur dit de s’aligner, de partir en courant en même temps et que celui qui ira le plus vite sera le gagnant voici leur réponse : “mais, si quelqu’un gagne, tous les autres perdent. Ce n’est pas amusant. Comment peux tu soumettre quelqu’un à une pareille épreuve pour après s’il perd, essayer de le convaincre qu’il est un battant ? cette démarche est difficile à comprendre

Le véritable mode humain de vie est le partage, aussi le Peuple Vrai ne croit pas que posséder de la terre se justifie. Car la Terre appartient à tout ce qui existe. la possession est l’acte suprême d’exclusion d’autrui par pur égoïsme

Lors de l’évolution d’un être, il est bon d’observer ce qui se passe, d’apprendre, de s’assagir, lors d’une expérience, car, d’après les Hommes Vrais, si nous n’apprenons pas la leçon elle se répétera pour toujours. car nos âmes sont immortelles. “Quand tu t’en vas en gardant au fond du cœur de mauvaises pensées envers une personne et que le cercle n’est pas fermé la chose se répétera plus tard dans ta vie et tu souffriras plusieurs fois.” il est bon de bénir et de partir en paix. Après l’incident du jeune aborigène et de sa jambe fracturée, ils n’y accordèrent plus ni énergie, ni temps, ni attention. La boucle était bouclée.

Une personne peut réellement changer si elle le décide d’elle même, elle a la capacité de modifier sa personnalité si elle le veut. Acquérir ou abandonner, il n’y a pas de limite. “Par nos comportements et nos actes nous pouvons exercer une réelle influence, c’est pourquoi il est nécessaire de chaque jour s’efforcer à devenir meilleur.”

SPIRITUALITÉ

Selon les aborigènes australiens, “nous, mutants, pensons que l’Unité Divine voit et juge les gens, alors que le Vrai Peuple pense qu’elle perçoit les intentions et l’émotion des être vivants, et s’intéresse moins à ce que nous faisons qu’aux raisons de nos actes”. Pour les Hommes Vrais : L’Un n’a ni taille, ni forme, ni poids, il est essence, créativité, pureté, amour, énergie illimitée et sans frein. L’homme a été créée à l’image de Dieu, mais pas son apparence physique, ce sont les âmes qui ont été recréées à l’image de l’Unité Divine, capables de pur amour et de paix, créatives et gardiennes d’innombrables choses.

Mais les mutants lorsqu’ils prient, parlent au monde spirituel, le vrai peuple, lui, écoute, car “on ne peut pas entendre la voix de l’Un quand on est trop occupé à jacasser.”

“La grande différence entre les humains de notre époque et ceux des origines, c’est que les Mutants sont habités par la peur. Les Mutants menacent leur enfant. Ils ont besoin de sanctions pénales et de prisons. Même la sécurité des gouvernements est basée sur la menace armée envers les autres pays. Pour la tribu, la peur est une émotion du royaume animal où elle joue un rôle important dans la survie. Mais si les humains connaissaient l’Unité Divine et comprenaient que l’Univers n’est pas le fruit du hasard mais un plan en cours de déploiement, ils ne pourraient pas avoir peur.

 

-> Vous avez la foi ou vous avez peur, mais vous ne pouvez pas avoir les deux. Les choses engendrent la peur et plus vous posséderez de choses et plus vous aurez peur. Et finalement vous vivrez votre vie pour les choses.”

Dans leur bonté et ce respect de toute chose, si cela arrivait qu’un aborigène demande quelque chose de précis à l’Unité Divine, il ajoutait alors à sa demande si c’est pour mon plus grand bien et le bien de toute vie”.


Pour finir, voici ce qui a été dit à Marlo Morgan peu de temps avant d’être relâchée dans la jungle urbaine :

« Tu as été choisie comme messagère pour raconter aux gens de ton espèce que nous partons. Nous vous abandonnons la Terre, notre mère. Nous prions pour que vous preniez conscience que de ce que vos façons de vivre font à l’eau, aux animaux, à l’air et à vous tous. Nous prions pour que vous trouviez une solution à vos problèmes sans détruire ce monde. Il existe des Mutants prêts à retrouver leur Être véritables. Il est encore temps d’inverser le processus de destruction de la planète, mais nous ne pouvons plus rien pour vous. Notre temps est achevé. Déjà le système des pluies à changé, la chaleur s’accroît, nous voyons depuis des années animaux et plantes dépérirent. Nous ne pouvons plus procurer de forme humaine aux esprits pour qu’ils s’incarnent car bientôt il n’y aura plus ni eau ni nourriture dans le désert. »

Cygne-Noir-Royal

Prenez cette histoire comme vous l’entendez, un conteur est un artiste, et le rôle de l’artiste est de susciter l’émotion. Peut importe si cette histoire n’en est qu’une, l’essentiel est ce qui vibre en vous à cet instant, non ?

Bien à vous, mes jolis bourgeons ♥

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